C'est tout jeune, le mec se nomme Jazz A, il vient de Tours et fait parti du groupe Stalingrad avec Pigal. J'en sais pas beaucoup plus, mais en tout cas les mecs sont bons. On attend la suite avec impatience.
J' étais en train de faire le ménage dans tous les messages du blog et notamment dans les brouillons. C'est-à-dire les articles à terminer que je pensais publier, mais qui avec l'arrêt n'ont jamais été aboutit... Forcement certain aujourd'hui sont plus trop d'actualité. Je me suis quand même ouvert chacun d'entre eux juste par curiosité et il y en avait un qui indiqué une simple adresse youtube sans titre... Alala, j'avais oublié ce titre. La smooth attitude. Ça colle parfaitement avec le temps qui fait dehors ! Que demandais de plus mis à part un smoothie banane et noix de macadamia !
Le titre vient de King magnetic (crewAOTP), sur son projet "Everythings A Gamble 2". Avec une pochette qui
prouve encore que les mecs de Army Of The Pharaohs sont meilleurs
derrières un mic que devant un mac, mais bon vaut mieux un bon contenu que le contraire hein ?!! Le titre se nomme modestement "Hip Hop" et le représente selon moi plus que bien !
Quand on écoute régulièrement et en grande quantité du Hip Hop on commence à saisir certaines subtilités ou encore plus simplement quelle instrumentalea été utilisée par plusieurs rappeurs différents. Attention pas un featuring hein ! Faut pas déconner. Je parle de deux rappeurs sur une instrumentale identique ou quasiment sur des albums différents. Chose assez courantes d'ailleurs lorsqu'un Mc sort une mixtape, mais ça arrive aussi sur des albums. Cependant, je me suis amusé à pousser le vice en choper un Mc frenchi et un Mc Kainri sur une même intruAprès on peut s'amuser à désigner le vainqueur. Qui a le mieux défoncer le beat en question. A vous de juger !
Capone . N . Noreaga - The War Report - Black Ganstas
VS
Oxmo Puccino - l'amour Est Mort - Boule De Neige 2001 (Gagnant)
DMX - Grand Champ - Where The Hood At (Gagnant)
VS
Tandem - Tandematique Modèle Vol.1 - 93 Barjot
Dilated People - Neighborhood Watch - Poisonous
VS
Soklak - Street Tape - Monde De Narvalo (Gagnant)
Planet X - Blood Out Connections Vol.1 - 2012 Planet X
VS
Swift Guad - Conçu Pour Casser Du MC - Majeur Et Vacciné (remix) (Gagnant)
Necro & Ill Bill - Street Villians Vol. 2 - Murder Ya Life (remix) (Gagnant)
VS
Fonky Family - Art De Rue - Art De Rue
Notorious BIG - March 9 Vol. 1 - B.I.G. Tribute - Long Kiss Pt. 2 (March 9 Remix)
Désolé ce son est introuvable sur le net. Voici la mixtape en question.
VS
Oxmo Puccino - Opéra Puccino - Hitman (Gagnant)
Mac Miller - K.I.D.S - Kool Aid & Frozen Pizza
VS
GYS - ? - Bla Bla (Gagnant)
Nas - ? - The Second Coming
VS
IAM - L'écome Du Micro D'argent - Demain C'est Loin (Gagnant)
DMX - Its Dark And Hell Is Hot - Stop Being Greedy
VS
Tandem - C'est Toujours Pour Ceux Qui Savent -Dans Ma Rue (Gagnant)
Louis Logic - Sin . A . Matic - Dust To Dust
VS
Oxmo Puccino - Le Cactus De Sibérie - Le Cactus De Sibérie (Gagnant)
" J'peux faire la voix de tous le monde, personne peux faire ma voix"
Des imitateurs connus il y en a pas des masses, alors dans le milieu du Hip-Hop je ne vous raconte pas. Récemment, Wilaxx nous avais tous bien fait rire avec ses imitations de rappeurs français un poil caricaturales. Un gros poil. Dernièrement je suis tombé sur cette petite vidéo de Eklips qui avez déjà fait parler de lui notamment à laradio en compagnie de Scratch des Roots. Ils nous avaient tous les deux balancés une petite session beat box à l'ancienne avec des reprises de classique du genre. Là ce n'est plus le beatboxeur à qui on a affaire mais bel et bien l'imitateur. Quand on voit le titre de la vidéo, on reste un peu dubitatif. Est-ce possible qu'un featuring contemporain réunisse Booba, Rohff, Rim K, Kerry James et bien d'autres sur le même son. Hé bien non ! Eklips nous torche juste un solo où il imite la voix de chacun de ces artistes et le rendu est assez impressionnant. A vous d'en juger.
Je n'aime pas trop la pub et en faire ne me plaît pas non plus vraiment mais, là je suis forcé d'en parler tellement le concept me fait triper. Depuis quelques temps, les grandes marques de chaussures que je n'ai pas vraiment besoin de citer se livrent la bataille de la pub la plus démentielle ou du concept le plus stylé. Cette fois-ci c'est Adidas qui a balancé des chaussures équipées de capteurs dans la semelle, le tout relié à un logiciel qui permet de faire du beatmaking instantané. Il suffit d'avoir un peu de rythme et c'est bon. Imaginez ce que ça peut donner avec un mec qui fait des claquettes. Les rappeurs sélectionnés pour la campagne de pub ne sont pas exactement ceux qui selon moi représente le rap français contemporain mais bon, le rendu est marrant. De toute façon vous imaginez Ekoué, Casey, Rocé et j'en passe montrer leurs gueules dans une pub de chaussure fabriquées par des petits chinois. Un peu d'éthique bordel de merde.
"Ecoute ce qu'il se trame sur la FM / Les mêmes tapinent
Leur rap pue le Sky comme mon haleine"
En tant que fervent défenseur du rap de qualité, on se devait, sur Juste Bien, d'apporter nous aussi notre soutien à la radio Skyrock qui traverse une période délicate. Les pauvres.
En fait, franchement, entre les soutiens démagogiques de François Hollande et consort (putain de merde, Benjamin Lancar quand même!), l'appel à l'aide ridicule des animateurs, les magouilles historiques de cette radio pour s'accaparer le marché du rap, son opportunisme, son mépris et son formatage de cette culture, son association avec le ministère de l’intérieur dans leprocès de La Rumeur, entre les acteurs du rap responsables d'avoir laissé ce média phagocyter tout le business, entre les lois du marché, etc etc, nous on regarde tout ça en rigolant.
Effarant de se dire qu'un média aussi pauvre puisse être considéré comme "porte parole d'une génération". Rigolo aussi de les voir se plaindre d'être victime du capitalisme, eux mêmes qui travaillent dans une radio qui ne repose que sur le fric, la pub, les tubes débiles et l'exploitation d'une jeunesse à qui on ne propose malheureusement pas d'autres alternatives rap aussi accessible.
Non, franchement, on voit pas franchement la place que pourrait avoir Skyrock sur notre blog, vu que nous, à la base, on s’intéresse plutôt au rap et à sa culture, le Hip Hop.
Alors laissons plutôt place au point de vue de la Rumeur à travers ces 2 petites douceurs adressées entre autre à Laurent Bouneau et ses potes. La Rumeur, groupe auquel il est grand temps de rendre hommage sur ce blog, plutôt que de parler de futilité, tiens...
La Rumeur - Les Mots Qui Me Viennent - 2004 - Regain de Tension
La Rumeur - Nous Sommes Les Premiers - 2004 - Regain de Tension
Et puis parce que, franchement, Skyrock, à la base, c'était ça: une antenne même à Poitiers, un slogan qui claque et le support d'un artiste époustouflant, entre "Big Bisous", la "Bamboula" et lerecueil de vannes biens gerbantes... (big up à Hiphoptimyst pour avoir déniché cette petite archive...)
Désolé, mais l'image a étrangement disparu du net le lendemain du post...dommage!
Titre phare de Mobb Deep et véritable hymne du Queens, classic intemporel pour tout les amoureux du rap, popularisé au grand public par la scène finale du film d'Eminem 8 Mile, ce morceau vient de révéler le dernier secret de sa composition...
En effet, pendant des années les geeks de la culture du sample, qui cherchent à dénicher les artistes réutilisés par les beatmaker, ont séché sur ce titre en ce qui concerne le sample de piano utilisé. Bronco, du site The Breaks vient de trouver le chaînon manquant. Issu d'un morceau de Herbie Hancock, "Jessica", les 2 notes de piano ont été méchamment retravaillées pour donner cette boucle bizarre et assonante, donnant tout le charme à ce titre magique.
Bref, un bel exemple pour illustrer la technique tant décriée du sample dans le rap, art très subtil malgré la facilité de premier abord...fouinage, assemblage, alchimie, seconde vie donnée à des titres et à des artistes souvent déjà enfoui au fond des caves, symbole du caractère éphémère de tout succès, humilité qui en découle, connaissance de toute la culture musicale qui a nourri le Hip Hop.
Parce que ça peut être autre chose que des pillages honteux et putassiers...
Voici donc les samples utilisés, les 2 premiers étant déjà connu depuis longtemps:
Quincy Jones - Kitty with the Bent Frame - 1972 (le sample est à 1:16)
Daly-Wilson Big Band - Dirty Feet - 1975 (sample du break de batterie)
Herbie Hancock - Jessica - 1969 (extrait explicatif- de l'original au sample)
Du lourd, plus de 88 millions de vues rien que pour cette vidéo youtube, l'hymne de Jay-Z sur NYC à fait le tour de toutes les oreilles du monde...Des jingles d'emission TV branchouille au quart d'heure rap de toute les boites pourries de France et d'ailleurs, impossible d'être passé à coté de ce morceau ultra efficace et drôlement bien ficelé, du genre à rassembler les "moi j'aime pas le rap mais ça c'est trop bien" jusqu'au "à la base le RnB c'est pourri mais on va dire que ce refrain est le seul acceptable pour l'année en cours"...
Fédérateur, donc, avec Jay-Z à la baguette, businessman et modèle de réussite absolu à l'américaine, à l'image de sa petite punchline sur la popularité des casquettes des New York Yankees: "Shit, I made the Yankee hat more famous than a yankee can..."
Bon, ça vend du rêve comme on dit, c'est super, mais comme pour tout bon gros tube de rap, ça sent le méga-sample sauvage...autant le sampling est un art merveilleux et très difficile, un des piliers de la culture hip hop, autant des fois, c'est super cramé...mais ça marche quand même. Damned, sont fort quand même ces américains!
Tiens, par exemple, le beat, je verrais bien: Isaac Hayes - Breakthrough - 1974
Et la mélodie au piano, essayons ça: The Moments - Love On A Two Way Street - 1968 ("l'amour sur une 2 voies", juste so sexy...)
Le rap. Etre MC. Raconter des choses. Parler de ce que l'on est, de ce que l'on vit, de ce que l'on fait. L'égocentrisme inhérent au rap, à la fois carburant indispensable et dangereuse addiction.
Et si le fond pêche par manque d’intérêt ou d'originalité, alors soigne la forme mec...
Pittsburgh, 2011. Mac Miller, 19 piges. Pas vraiment la ville la plus hip hop du monde. Et pourtant berceau du petit prodige à l'aura grandissante grâce à ce morceau. Et à l'inverse d'un fade Asher Roth, avec qui il partage pourtant le même genre de thèmes legers d'ados ricains (les teufs, les meufs, le lycée, etc...), Mac Miller transpire le rap.
Pas le "vrai", ni l' "alternatif", ni le "street credible", etc...Non. Juste le rap.
La classe instantanée, bien servie aussi il faut le dire par des productions très soignées. Le jeune homme sort une dernière mixtape en mars avant l'arrivée d'un album...Délicieux vent de fraîcheur, qui redéfini le sens du mot swag et rappel à tous que le rap peut parler de tout et surtout de rien, du moment qu'il est fait avec talent.
Il suffit de jeter une oreille et un oeil à ça...et attention à la transition à la moitié du clip "Nikes On Me Feet"...parce que tout est là, sur le départ de ce putain de beat à 1:42. Le rap.
Paris, 2011. Areno Jazz, Alpha Wann, Fonky Flav, Sneazzy, Nekfeu et Dj Lo forment le crew 1995 à la notoriété méchamment grandissante grâce à la qualité des MC's retournant tous les open-mics de Paris et grâce à l'aide précieuse d'un certain Zoxea...
Après avoir bombardé le net de vidéos de freestyle, 1995 paye son premier morceau clippé...et une fois encore, c'est le talent et la démarche indéniablement hip hop qui met une claque immédiate...et peu importe le propos léger, encore une fois en adéquation avec la vingtaine d'années des mecs du crew. Il se passe un truc, c'est clair, et c'est à suivre de près vu le coté plutôt productif du crew.
Parler sensiblement de la même chose. Avoir la vingtaine et la futilité nécessaire.
Tout est une question de "modus operandi".
Impossible d’être passé à coté de la petite perle de l'été (putain c'est déjà loin hein?!) du duo gagnant Duck Sauce...Efficacité redoutable, entêtante, avec des modulations qui tuent, le tout servi par un magnifique clip de So Me.
Clip et donc morceau qui doit aussi beaucoup de son succès aux apparitions continues de guest qui vont bien,un caméo comme on dit en Amérique, à base de Primo, Pharrell, Questlove, Kanye West, Dj Mehdi, etc...et que vive le name-dropping.
Duck Sauce est composé de l'éclectique A-track, (déchirantici les DMC à 15 piges) et de Armand Van Helden, capable dans son coin de ça (toi même tu sais, 90') mais aussi et surtout de ça(le clip vaut d'ailleurs méchamment le coup d'oeil).
Mais ils ont surtout trouvé la formule magique (outre le titre bien sûr) dans la méga reprise d'une reprise d'un morceau...allemand.
Et j'ai beau être le premier défendeur de la culture du sample, là quand même!
Et puisqu'il faut rendre à César ce qui appartient à César...jugez plutôt:
Comme il le dit lui même, Claim n'écoute ni Hocus Pocus, ni Wax Taylor, ni le Birdy Nam Nam...
Diantre, mais comment peut il prétendre être un turntablist "mélodique" (sic) en reniant ces inlassables et fatiguantes références servies systématiquement lorsque l'on parle de "vraie musique avec des platines"?
Ben comme ça...petite douceur, enjoy!
Parce que la rap, ce n'est pas seulement de la violence, de la drogue, du sexe... C'est également de l'humour et de la dérision. Je tenais absolument à vous faire profiter de ce freestyle incroyable d'un certain Dj Soké, qui démontre une certaine facilité à manier la langue de Molière et une légère haine en vers le maire de ça ville. Merci Lounux pour la découverte et les 4:57 de pur bonheur. Je ne vous en dit pas plus, tout est dans la vidéo.
Jimmy Fallon est un présentateur d'un talk show américain ultra populaire, le Late Night Show.
Invité pour la promo du sympathique The Social Network dans lequel il joue le rôle du créateur de Napster, Justin Timberlake s'associe à Jimmy pour revisiter en 3 minutes 30 ans de rap. Bon et alors?
Ok Justin a du talent, c'est pas nouveau, Fallon s'en sort bien aussi, The Roots dans le rôle de l'orchestre dechire, du show à l'américaine quoi...et donc?
Ben 3 minutes qui résument tout le fossé culturel d'un pays comme les Etats-Unis et le notre, dans la propension à célébrer et être fier d'une culture, d'un mouvement qui fait parti intégrante d'un pays et de sa population, de sa politique, de sa sociologie et de son histoire.
Certes, le rap est extrêmement populaire aux USA, il y est né, son business juteux et les morceaux repris ici sont des classiques qui ont forcément atteint les oreilles les plus réfractaires.
Fais avec classe, cet hommage commence par le Rapper's Delight du Sugarhill Gang, premier morceau "officiel" de rap, et a le bon goût de conclure par ce même morceau.
Boucle bouclée, structure de base d'un morceau de cette musique, annonçant la fin et l’éternel recommencement.
Inimaginable en France, pourtant un des premiers pays en terme de culture hip hop solide et affirmée, par sa propre histoire, avec ses propres héros, ses propres méchants et sa propre identité.
Tellement absente du paysage médiatique en dehors des sempiternels clichés servis à toutes les sauces.
Culture mal connue, mal comprise (il suffit de voir ça, et après pour faire une pause humour, ça).
Fantasmée, méprisée, haïe, ou pire encore, faussement acceptée avec une condescendance nauséeuse.
Ridiculisée par des débats minables et méprisables, avec comme seul contre poids l'argument navrant du "rap Bescherelle de MC Solaar" (sic) servit par de pseudo intellos qui ne connaissent plus d'autres artistes depuis que Télérama et les Inrocks ne chroniquent plus d'albums de rap français (un mal pour un bien finalement, et ne me parle pas de slam connard).
Culture existant "médiatiquement" uniquement grâce à de piteux artistes enfermés dans le petit rôle stéréotypé et putassier que l'industrie et la société à bien voulu leur donner.
Loin de vouloir larmoyer et encore moins de se prosterner devant les Etats Unis et de son industrie musicale, force est de reconnaître que le pauvre quidam amateur de bonne musique et amoureux du rap, ce que nous pensons être sur juste-bien, ne peut qu’apprécier ce genre d'hommage américain grand public en soupirant.
Et en rigolant aussi, parce qu'imaginer Denisot feat Michael Young rendre hommage à 20 ans de rap français sur le plateau tellement hype, nice et coloré du Grand Journal ne manquerait pas de ridicule ni de vulgarité...
"SHREVIE: I've found my james brown records filed under the J's...instead of the B's! I don't know who told you to alphabatise, but the top it off he's on the rock'n'roll section, instead of the R'n'B section! How can you do that? BETH: It's too complicated Shrevie...see everytime i pull out a record there this all procedure i have to go through.I just want to here the music, that's all... SHREVIE:Is it too complicated to just...keep the record in the categories ok? Just put the rock'n'roll in with the rock'n'roll! Put the R'n'B in with the R'n'B! Look, you're not going to put Charlie Parker with the rock'n'roll, would you? BETH: ... SHREVIE: Would you??? BETH: I don't know...who is Charlis Parker? SHREVIE: ... JAZZ! JAZZ! He was the greatest jazz saxophone player that ever lived! BETH: What are you getting so crazy about? It's just music. It's not that a big deal. SHREVIE: It...it is! Don't you understand? This is important to me. (...)
Look, take a record ok? BETH: What? SHREVIE: Just...pick any record...any record! Ok. What's the hit side? BETH: "Good Golly Miss Molly" SHREVIE: Ok, now ask me what's on the flip side. BETH: Why? SHREVIE: Just...just ask me what's on the flip side, ok? BETH: What is on the flip side? SHREVIE: "Hey Hey Hey Hey" 1958 Specialty Records! BETH: ... SHREVIE: See? You don't ask me things like that, do you? No! You never ask me what's on the flip side. BETH: No! Because I don't give a shit! Shreevie, Who cares about what's on the flip side of a record?! SHREVIE: I DO! Everyone of my records means something! The label, the producer, the year it was made. Who was copying whose style, who was expanding on that...don't you understand? BETH: ... SHREVIE: When I listen to me records, they take me back to certain points in my life...ok?
Just don't touch my records...EVER."