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18/09/2012

De la chronique...Nuttkase - Dope Remix Vol1

"Hororcor"


C'est en me baladant sur des vidéos de Sabac Red que j'ai découvert ce beatmaker et vu le nombre de tape qu'il a sorti je suis dégouté de ne pas être tombé dessus plus tôt. Nuttkase c'est des friandises pour ta bouche comme dirait l'autre. J'ai cru au début qu'il avait fait des prods pour des gros Mc's comme Necro, Vinnie Paz, Termanology voir même Dr Dre, mais le type fait "simplement" des remix de gros sons. Il n'a pas peur et on peut dire qu'il s'en sort très bien. Par exemple il a osé s'attaquer au désormais classique Puppet Master et franchement il lui a donné une nouvelle jeunesse. En une vingtaine de titre ce producteur d'origine russe avec son univers gore comme celui des types de P.L.R records réussi le tour de force d'offrir une seconde vie à titre difficiles d'accès à la base... Juste chapeau.

10/09/2012

De la chronique...Wone 2 - 16 Pads

"Simple est puissant comme le titre"

Je me prendrais pas la tête à faire une vrai chronique d'album. Juste dire que le mec s'appel Wone 2 et fait de la très bonne prod qui vaut la peine d'être écoutée. Pour info il à également un projet en collaboration avec un Mc qui répond au nom de Smok.

09/06/2011

De la chronique... Stamina - Les Règles De L'art

" Un gros son qui se profile, alors on le saigne dans les règles de l 'art"


Ca fait maintenant un petit moment que je me tape avec un pote fan de Hip Hop autant que Benoit très étroit est fan de Hitler, des grosses sessions écoute de rap pendant des nuits entières. On se balance mutuellement les découvertes que l'on a fais, on essaye de creuser le sujet histoire détendre un peu notre culture dans le domaine et là je dois dire que j'ai pris une sacrée baffe en rentrant chez moi hier soir. Mon pote m'avait prévenu qu'il avait du son et qu'il fallait qu'on se voit, mais je ne m'attendais pas à ça.

STAMINA ! La découverte de ce groupe m'a simplement donnée une envie incroyable de laisser un peu de côté le rap outre-Atlantique pour voir ce que l'hexagone a à nous proposer.
Stamina, c'est deux Mc's du 18 ème, Emoaine qui est aussi alaise derrière une MPC et Freez avec son flow unique. Les deux compères se sont fait une place dans l'underground français à coup de battles, de mixtapes, de concerts et d'open mics où ils se sont d'ailleurs rencontrés.
Pour leur premier album je dois dire qu'ils ne se sont pas foutus de notre gueule. Une tuerie ! Tout simplement du Juste Bien !

Ils nous proposent un rap engagé, sombre et incisif en nous balançant à la tronche un flot constant d'images, de références ou de punchlines, avec cette facilitée à se répondre sur un couplet comme le font les mecs de M.O.P. "Ce putain de game ressemble à Kolanta, dès que j'ouvre la bouche j'envoie un confrère au Pôle Emploie".
A titre d'exemple, le morceau éponyme avec son clip réalisé par Tcho/Antidote (Rocé, La Rumeur, Casey...) 

Les  Règles De L'art


En 14 titres Stamina réalise un sans faute, enchaînant les grosses lourdeurs comme Du Goudron Et Des Plumes ou encore Marche A L'ombre (clips d'ailleurs disponible pour ces deux titres). On retrouve aussi quelques featurings avec Aki La Machine ou bien C.Sen.

Du Goudron Et Des Plumes


Marche A L'ombre


Pour résumé, Stamina c'est du rap puissant, technique avec plusieurs années d'activités sans frocs à terre comme dirait l'autre. Je vous conseille donc vivement l'écoute de cet album qui prouve que la langue de Molière à encore de beaux jours devant elle. Un coup de coeur pour le dernier morceau A La Tienne en bonus remixé par Chilea's.

16/05/2011

De la chronique... Elzhi - Elmatic



Découvert avec ça reprise de l'énorme classique de Nas, Halftime, Elzhi a immédiatement suscité une grande curiosité chez moi. Faut dire qu'elle est vraiment efficace avec l'instrumentale refaite avec justement de vrais instruments, son petit clip en noir et blanc (toujours propre comme choix) et un flow... Un vrai putain de flow ! Il y reprend bien sûr quelques phases de son mentor. "It's like that, you know it's like that". C'est donc à la suite de l'écoute de Halftime que je me suis intéressé au Mc. Voir ce qui pouvais bien faire en dehors des reprises et là je découvre qu'en fait, le morceau en question est tiré d'une mixtape du nom de Elmatic (encore un clin d'oeil à Mr escobar) et que la mixtape est en fait remplie uniquement de reprises du classique Illmatic de Nas. Stupéfiant !

Ça peut paraître assez facile de choper les instrus d'un autre et de poser dessus et bien là j'ai envie de dire que c'est quand même assez soigné comme taf. Toutes les reprises sont bien entendus refaite avec un groupe comme pour Halftime dont je vous parlais au début et ensuite Elzhi fait le reste. Je trouve le résultat vraiment sympa. Je ne dirais pas qu'il a redonné vie à l'album d'origine, d'une part parce qu'il n'est pas mort et que cette album restera à jamais gravé dans la pierre, mais il a su apportez sa touche. En tout cas la mixtape vaut vraiment le détour et sur des prods personnelles, Elzhi reste tout de même un excellent rappeur.

Halftime

05/05/2011

De la chronique... Sept & Lartizan - Le Jeu Du Pendu


C'est une pote qui m'a conseillé d'écouter cet album qui lui avait apparemment foutu une salle trempe dans la tronche. Échange de bons procédés puisque je lui avait moi-même fait découvrir Amnésie de Sept que mon collaborateur Peloch m'avait lui-même fait découvrir auparavant.
Sept c'est quinze ans d'ancienneté dans le rap avec juste deux albums à son actif. Le premier, Amnésie étant sorti en 2003 et son deuxième en collaboration avec Lartizan dont je vous parle ici. C'est bien dommage qu'une plume pareille ne soit pas plus sollicitée j'ai envie de dire. En effet le monsieur possède un style d'écriture assez poétique et aussi très engagée, le tout soutenu par un flow que je trouve vraiment très bon. Cette fois il revient donc sur le label LZO record où l'on trouve également l'excellentissime Soklak, d'ailleurs en featuring sur l'album. Label fondée par Lartizan et Dj Skeezo à force de mixtapes et d'albums.


Sur cet album on trouve de tout : du marrant à la Triptik, du sombre comme Sept peu t'en chier par tonne, de l'engagé parce que le rap c'est quand même ça à la base... Il y en a pour tous les goûts. Tout ça sur des intrus de qualité réalisées par Lartizan bien sûr qui parvient à incruster des samples de films toujours super bien choisis. En plus 18 morceaux pour un album, j'ai envie de dire qu'ils ne se foutent pas de notre gueule. C'est pas comme d'autre que je ne citerai pas qui nous ponde deux albums par an avec une dizaine de titre qui ne valent finalement pas un album bichonné et vieillit en fut de chêne.
Pour finir je ne connais pas assez les deux bonhommes pour en dire plus et vaut mieux que je n'en rajoute pas plus pour éviter de raconter des conneries. Je vais donc vous laisser appréciez les quelques titres que j'ai sélectionnés.

Classe A


Désintégration ft Dj Banal


Memento Mort (sur l'instru du monstrueux vécu de poissard)

19/04/2011

De la chronique... Gang Starr - Full Clip: A Decade Of Gang Starr

"Guru Rest In Peace / Rendre hommage, ok, mais pourquoi?"


Dj Premier était en concert à Poitiers le mois dernier, histoire de régaler avec un passage en revue de toute ses productions qui ont contribuées à sa légende...Nas, Mobb Deep, B.I.G, Kanye West, Rakim, Mos Def, Jay-Z, j'en passe et des meilleurs ont tous un jour posé sur un beat de Primo, collaboration symbole de réussite et et d'adoubement par un des plus fervent activiste du Hip Hop.
Dailleurs, pour certains d'entre eux, la collaboration avec Premier fut le seul véritable coup d'eclat...sans vouloir citer Royce da 5'9 ou encore le fameux Soulkast (dont la parodie me plie toujours en quatre).
Travailleur acharné, à la recherche constante d'un résultat sonore tel qu'il se l'était imaginé dans la tête
( il faut voir Primo parler dans le film Scratch de Doug Pray), identité musicale très forte avec ses instrus boum bap, colorées aux samples de jazz et de soul, le son de Primo est reconnaissable entre mille, toujours efficace, rarement décevant.

Mais sa véritable collaboration, ce fut bien évidemment avec le rappeur Guru. Collaboration naissante en 1989 pour donner le mythique groupe Gang Starr. Guru le MC. Primo le DJ et le Beatmaker.
6 albums, dont 5 font parti sans hésitation des chef d'oeuvre du Hip Hop, plus d'une décennie de hits, de fracassage de nuque, de morceaux magiques. L'alchimie parfaite, la complicité exemplaire entre un beatmaker et un rappeur, SON rappeur. Symbiose sonore de presque 15 années jusqu'à leur séparation en 2003 après un dernier album un peu plus anodin et une brouille entre les 2 comparses, suivi par le décès de Guru en 2010.
Guru justement. MC au flow monotonal, calme, posé, immédiatement reconnaissable, parole de Gang Starr intemporelle, amoureux de jazz auquel sa fameuse série des Jazzmattaz rendra hommage.

Guru, dont le décès longtemps redouté suite à une belle saloperie de cancer est finalement survenu le 19 avril 2010, il y a donc un an jour pour jour.
Et ce fut l'avalanche de louanges, de RIP, de In Memory Of, de témoignages de sympathie automatiques... Curieux rapport que l'on entretien avec le décès d'un artiste "connu".
Là où tu te rends compte que l'unanimité émotionnelle sonne bizarrement chez certaines personnes ou certains médias... réflexe pavlovien de "l'hommage", du "RIP", du sentimentalisme déplacé, histoire d'être dans le coup, sans plus trop bien savoir à qui et à quoi on désire rendre hommage.
Guru, c'était un rappeur, c'était le rappeur de Gangstarr. Et le rap , CA S'ECOUTE.

L’écoute, voilà dans quoi le passage de Primo à Poitiers m'a fait replonger. Et notamment cet album, "Full Clip: a Decade Of Gang Starr", qui comme son nom l'indique, et plus un best of des 10 premières années de Gang Starr qu'un véritable album. Conçu à partir des meilleurs titres des 5 premiers albums et d'inédits, cette double compilation est juste un chef d'oeuvre...Tout a déjà été dit sur ce best of tellement emblématique de ce que fut Gang Starr. Très riche en ambiance variées, du minimalisme crado, à la relaxation douce et sereine en passant par les balades jazzy et les gros classic dangeureux pour les cervicales.
Combien d'albums, qui à leurs réécoutes, vous replongent dans tout un univers, une histoire, votre histoire?
Ceci en est la parfaite représentation...
Là où chaque track est liée à une date, un instantané, un moment de vie, de leurs vies, mais aussi de celles de leurs auditeurs, à travers le monde.
Là où l'on se rend compte que la qualité d'un album de rap ne se mesure pas en chiffre de vente mais à sa capacité à raconter quelque chose, à emmener dans une ambiance, une couleur, à sa capacité d'être adopté par celui qui l'écoute.
Là où il est question de rapport personnel avec une musique, et certains de ces artistes.
Là ou certains d'entre eux te marquent au fer rouge sans que tu comprennent vraiment pourquoi.
Là où tu te rends compte qu'on est en 2011 et que ça sonne quand même toujours méchamment.
Là où tu te rends compte que tu viens de t'enfiler les 33 morceaux de cet album d'affilé, sans ciller, complètement hypnotisé.
Là où tu te rend compte que tu n'as même pas zappé la 3, celle avec la meuf relou qui chante et que t'aimais pas du tout il y a 10 piges.
Là où tu te rends compte que tu sais pourquoi tu aimais autant cette musique il y a plus de 10 ans, pourquoi tu l'aimes autant, et pourquoi tu continueras de l'aimer.
Là où tu te rends compte que tu as envie que tout le monde expérimente la même chose.
Là où tu te rends compte de l'importance de l'héritage laissé par Primo et surtout par Guru, sa voix, son flow, sa sérénité, ses histoires de rue, de vie, de rap, de femmes, d'esprit et de jazz.
Là où tu te rends compte que Gang Starr ne sortira rien de plus, Guru est mort, qu'il reste en paix,
"Up in the sky, above the clouds."
Toi, après ces putains de 33 morceaux, tu te sens juste bien.

"I'm gonna miss hearing his signature monotone voice when he walks in the room, but the songs will always bring it back to me ... His rhyme flows were insane, and I will never remove him from my heart and soul. Rest in peace to the man who felt 'satisfaction from the street crowd reaction.' 
I love you Goo ..." DJ Premier


GURU - Gang Starr / JazzMatazz - 17 juillet 1961 - 19 avril 2010

01/04/2011

De la chronique...Diabolic - Liar And A Thief

"I ain't no conscience political rapper, I just say real shit"


J'ai découvert ce type il y a déjà un petit moment et je n'avais pas pris le temps d'en parler. C'est en recherchant des rappeurs proches de toute la clique de Philadelphie (AOTP, Jedi Mind Tricks...) ou encore des mecs comme Immortal Technique, Ill Bill et La Coka Nostra que je suis tombé sur lui. J'ai mis beaucoup de temps à écouter l'album en entier au début. La faute à un des sons présents dans l'album : "Frontlines". Ce titre est d'une rare violence. Le refrain sur lequel il tourne avec Immortal Technique te rentre immédiatement dans le crâne pour finalement ne plus le quitter. Quand au couplet de Immortal Technique... Rien à redire dessus, tellement il est efficace. 

"Yeah they said that the success of my music was theoretic, but my revenge is sweet enough to murder diabetics"

C'est d'ailleurs en grande partie grâce à Immortal Technique (son mentor et le mien aussi un peu) que Diabolic a mis un grand pied dans le Hip Hop. On le retrouve entre autre sur l'excellent "Dance With The Devil".  Quelques batlles, featurings et concerts plus tard, après plusieurs reports de son album solo, Liar And A thief nous arrivais dans les mains. Je vous le dis, l'attente valais le coup tellement cet album pèse ! Des instrumentales qui te passent dessus en te faisant l'effet d'un cortège de chars d'assauts. Un flow puissant et technique (Immortal) et une poignée de featuring qui donne à l'album une efficacité encore plus efficace si j'ose dire. Vinnie Paz, Ill Bill, Immortal Technique... Le bonhomme est en plus loin d'être radin avec ces 17 titres qui franchement tiennent tous autant la route les uns que les autres. Ca fait beaucoup de claques dans la gueule pour une simple écoute. Un album soutenu par deux clips qui sans casser des briques, demeurent bien dans l'esprit du personnage. Frontlines donc que vous retrouvez au-dessus et "I Don't Wanna Rhyme".

Au final donc, une très bonne découverte et un album à posséder absolument de toute urgence pour ceux qui affectionnent le Hip Hop servit avec des intrumentales de guerriers à la Snowgoons, Ill Bill, AOTP et autres lourdeurs du même acabit.

Reasons


Order & Chaos Feat Ill Bill (merci Pirates des caraibes pour l'instru)


In Common Feat Cannibus



29/03/2011

De la chronique...We Luv New York



"Respect aux lyricists / Detroit Philly ou Cali ouais / Mais NYC reste en haut de la liste"


Fin 2010, les lyonnais de Gasface rendait un des plus beaux hommages français à New York via leur web'série New York Minute.

Début 2011, le rappeur français Soulkast inonde le net de vidéo promo de son futur album réalisé à NYC avec DJ Premier et une liste de grands noms new yorkais absolument hallucinante, mais samblant ressembler de plus en plus à une succession de name dropping sans saveur, sous couvert d'une autosatisfaction assez agaçante, promo oblige...Perso je kiffe pas du tout son flow, mais l'album sera à écouter pour juger, au moins pour l'énormité de ce projet initié par un français, dont on espère qu'il ne se contentera pas simplement de récupérer l'imagerie du rap New Yorkais pour vendre un album impersonnel.

Mars 2011 sort le clip du morceau "équilibre" d'Hocus Pocus feat. le grand Oxmo Puccino, tourné à New York. Issu du dernier album "16 pièces", le titre est sauvé par la classe d'Oxmo...
Depuis "73 touches", les sons et live trop lisses et propres d'HP finissent par être lassant et agaçant, en ce qui me concerne,  malgré le respect du taf et l’investissement d'un mec comme 20syl.
Le clip s'inspire donc de New York, avec ces images de filmées au 5D, qui pullulent désormais dans les moindres vidéos de vacances à NYC au point d'en perdre toute originalité (utilisation abusive de profondeur de champs ultra courte, HD comme seul gage de qualité, time-lapse à répétition ou encore effet tilt-shift gadget). Néanmoins, l'affection pour New York est ici aussi grandement ressentie...

L'autre exemple récent arrive donc dans ce contexte un peu à la mode d'hommage direct ou indirect à cette ville. Il s'agit donc du dernier projet d'Akhénaton (IAM) et de Faf Larage, clairement intitulé "We Luv New York", sorti la semaine dernière via une plateforme web originale, Me Label.

"J'ai fait mes classes hip hop à New York, en transit. Avec Kheops, on a beaucoup appris, tout en traînant énormément, comme à Marseille. Mais là, c'était de la glande haut de gamme..."

Akenathon dans le texte, issu de son bouquin "La Face B", dont les passages réussis sont indéniablement son histoire personnelle avec NYC, ciment de sa culture hip hop, et de celle d'IAM, qui explosera avec "L'Ecole Du Micro d'Argent", album de rap français le plus new yorkais, et aussi le plus vendu, tiens...
Donc quand la rumeur d'un album solo sur NYC se fait entendre, on s'enflamme...AKH en solo, c'est la garantie de production et de texte de qualité, à l'inverse des derniers albums d'IAM.
Finalement, Faf Larage s'est joint au projet, pour un résultat mitigé...
Entre intro en forme de spot publicitaire assez déconcertante, morceaux assez drôles dans la plus pure tradition d'IAM, d'autres à l'humour plus lourd et redondant, hommage direct à NYC ou ego trip sans aucun rapport, un Faf Larage franchement inégal suivant le morceau (dont certaines phases rappelle toujours les moment douloureux de Gomez et Dubois)...rien de bien nouveau, et beaucoup de choses déjà entendues.
La déception réside plus en fait dans les productions, qui se voulaient un hommage à différente période de NYC. Celles ci se révèlent malheureusement assez anodines, aucune ne réussissant à retenir l'attention.
Album concept, donc propice à l'expérimentation malheureusement plutôt commerciale ici (via la nouvelle plateforme Me Label) que musicale. Le tout sonne assez déconstruit, sans morceau vraiment porteur, malgré les 2 titres directement en hommage à NYC, le sympatique mais sans plus "We luv new york" et le rageant "On révait New York". Rageant, parce que seul titre à la prod vraiment bien, aux textes directement adressé à NYC, est vraiment gaché par...le refrain. Parce que malgré tous les arguments du monde j'avalerai jamais les refrains mièvres et r'n'b tombant comme un cheveu sur la soupe...et puis bon c'est pas Alicia Keys...donc le comparatif avec l'hymne de Jay-Z est inévitable, et ça c'est vraiment con.

Au final, pas grand chose à retenir de cet album. En fait si, Akhénaton est amoureux de cette ville, c'est un fait, et on le savait déjà. L'entendre parler de son histoire avec cette ville dans son bouquin justifie par exemple l'achat de ce dernier, clairement. Mais sa plus belle preuve musicale n'est pas dans cet album moyen, mais dans son album solo de 2001, "Sol Invictus". Le morceau "NYC Transit" est simple, la prod parfaite, les sentiments discrets...Peut être le plus beau morceau d'AKH...
Parce que parfois les plus beaux hommages sont les plus pudiques.

21/03/2011

De la chronique... Al'tarba


Al'tarba, c'est ce jeune Beatmaker toulousain qui commence à faire sérieusement parler de lui. Après 2 excellents albums en 2007 et 2009, l'aval de Necro ou encore Dj Muggs, et de nombreuses collaborations avec Ill Bill, Onyx, Raekwon, Swift Guad, ou encore Seth Gueko cet excellent compositeur paye un 3ème opus, plus net-tape que véritable album qui lui est prévu dans les mois à venir...
La force d'un beatmaker, c'est de posséder rapidement sa patte, son style, reconnaissable indépendamment des gens rappant dessus. Et aussi de faire en sorte que ce style, ce "touché" du son déboîte, tout simplement...Autant dire que ce petit jeune réuni tout ça, sans forcer, et avec une unanimité impressionnante.
Instrus fracassantes, ambiances glauques, crades, mais terriblement envoûtantes et propice à l'imagination...du cinéma sans images, racé...L'art de créer une ambiance, art terriblement difficile malgré les clichés persistant (une boucle, un sample) et l'accès désormais plus simple aux moyens de production...Encore une fois, le talent ici fait la diff', avoir "le truc" ou ne pas l'avoir, et ce seul ou accompagné de MC's.
Exercice de l'ombre par excellence, le beatmaking se trouve ici un remarquable ambassadeur français qu'on a envie de mettre sous la lumière internationale.
Voici par exemple quelque extraits de ses précédents opus:

I'm from Brooklyn feat. Ill Bill And Brooklyn Academy - Rap Ultra-Violins and Beatmaking 2007


Devil On My Shoulder feat. Little Vic - Rap Ultra-Violins and Beatmaking 2007


First Injection - Blood Out Connection 2009


Regard Perçant feat. Seth Gueko, Swift Guad, Al K Pote - Blood Out Connection 2009


Bubbles For Jess - Blood Out Connection 2009


Pour en venir donc à son nouveau projet dispo depuis peu, cette net-tape répondant au doux nom de Lullabies For Insomniacs se veut moins hardcore, plus accessible, plus variée aussi dans les ambiances, comme si Al'Tarba voulait montrer un aperçu des choses à venir...avec une affection grandissante pour les morceaux purement instrumentaux, aux ambiances plus funky et jazzy mais toujours autant dévastateur pour la nuque...petit aperçu ici pour finir de vous convaincre:

Honey Licker


Walk With The Beast Remix feat. Qualm - Attention tuerie!


Ah et qui dit net-tape dit téléchargement gratos (ce qui empêche pas une participation via paypal hein!), alors merci qui?
Le lien ici pour télécharger la net-tape ici: http://www.altarba.com/

26/02/2011

De la chronique...Ratatat Remixes Mixtape Vol. 1 et 2



Pour ceux qui ne connaîtraient pas Ratatat, il s'agit d'un duo new-yorkais (original hein?) d'électronique. Ils ont pour le moment quatre albums à leurs actifs et ne sont à mon avis pas près de s'arrêter. Ce groupe a construit sa notoriété grâce à un style qu'ils leurs est propre. En entendant un morceau de Ratatat, si on connait le groupe, mais pas la chanson, on est immédiatement capable de dire que c'est eux. Leur son de guitare et de synthé sont reconnaissables entre 1000. C'est ce qui fait que ça marche, au-delà du fait que ce qui font sa déboîte. Pour ceux qui veulent se faire un avis sur ce groupe, je vous invite à écouter Classics. Cet album est une vrai perle, c'est celui qui m'a fait découvrir le groupe après l'écoute de Wildcat sur la vidéo de snowboard Picture This.


Cependant, je ne viens pas vous parler de cet album, mais de deux mixtapes que ces deux mecs ont sorti respectivement en 2004 et en 2007. Dans la composition de base du groupe, le chant n'existe pas. C'est purement instrumentale. Sur ces deux dernières mixtapes, ils se sont donc lancés dans le remix d'une trentaine de gros titres qui ont plus ou moins marqués le Hip Hop. On y retrouve une bonne poignée de légendes du mouvement et certains de la nouvelle garde : Missy Elliot, Jay-Z, Raekwon, Dizzee Rascal, Method Man, Beanie Sigel, Notorious Big... Certains titres sont mieux que les originaux, mais dans l'ensemble ils sont surtout plus originaux que les originaux (compliqué ça). Etant fan du duo à la base, j'ai immédiatement accroché au délire.

L'évolution entre les deux mixtapes est semblable à l'évolution du groupe. La première mixtape sonne bien sûr comme les premiers albums et la seconde...Vous avez compris quoi. C'est pour ça que j'aurais tendance à conseiller le premier volume plutôt que le deuxième, bien que le deuxième soit plus abouti musicalement. Après rien n'empêche l'écoute des deux.

Pour le fun je vous mets deux sons de chaque mixtapes avec le lien du titre original :

Volume I :

(Version Originale)
Missy Elliot - Wake Up (Ratatat Remix)

(Version Originale)  
Beanie Sigel - When You Hear That Ft Dirt Mc Girt (ODB) (Ratatat Remix)


Volume II :

(Version Originale)
Jay-Z - Allure Ft Notorious Big (Ratatat Remix)

(Version Originale)
Kanye West - Diamonds (Ratatat Remix)

25/02/2011

De la chronique... X-Zibit - At The Speed Of Life


J'ai découvert X-Zibit avant même de savoir que j'étais fan de Hip Hop. En effet, je ne l'ai pas découvert sur Pimp My Ride. C'était sur la bande-son de Tony Hawk Pro Skater (3 je crois) et il s'agissait de Paparazzi. Depuis ce jour je n'avais pas vraiment fait attention à ce Mc sauf un gros scotch sur le titre Foundation qui te fout immédiatement la chair de poule avec cette boucle de piano devenue aujourd'hui un grand classique.
Après ça, j'ai redécouvert X-Zibit avec l'album Restless produit par des poids lourds de la scène US comme Dr Dre, Erick Sermon...

Dès lors, je me suis lancé dans l'écoute de tout ce qu'il avait pus faire et bien que tous ces albums du premier à Weapons Of Mass Destruction soient des tueries, c'est son premier qui m'a le plus retourné.
At the Speed of Life est et restera à jamais un classique à mes yeux !

Une intro avec cette instru un peu titubante qui te laisse croire à un album aux sonorités funkys et festives comme un album de Tha Alkaholiks, ses potes et son crew de l'époque. Hé bien non la suite dévoile toute la noirceur du Mc. On est loin des palmiers, de la plage et des petites putes en bikini pleines de plastique. Cette album, je le rapprocherais à un Infamous de Mobb Deep, ou Enta Da Stage de Black Moon. Ça sonne gansta mais dans le bon sens du terme. Le vrai qui vient de la rue, pas celui qui se déplace en jet avec le prix d'une clio autour du poignée comme dirait l'autre. Le seul reproche que je pourrais faire sur cet album c'est sa pochette. Il avait peut-être pas les moyens à l'époque, je ne sais pas, mais l'expression, ne pas ce fiez aux apparences prend tout son sens ici. Ne vous arrêtez pas sur cette chose violacé. Plongez vous dans l'écoute de cet album, je vous assure qu'il vaut le détour.

At The Speed Of Life


Bird's Eye View


Carry the Weight

02/02/2011

De la chronique... U-God -Dopium


Il est de ces albums qui ne contiennent pas une fausse note, qui offrent que des titres de qualités et où on sais que l'artiste ne s'est pas foutu de votre gueule. Hé bien U-God a pour ma part réussi à nous servir ce genre d'album.
Au sein du Wu-Tang Clan, les artistes qui attiraient mon attention en solo étaient surtout Raekwon, GZA, RZA et bien entendu Method Man. C'est en tombant sur le clip Wu-Tang (titre tiré de ce dernier album) que j'a pris une réelle baffe ! Ce son est une tuerie et le clip magnifique. Je me suis donc écouté l'album en entier et j'ai compris la puissance de U-God. En 14 titres, contenant 3 titres remixés, il nous livre un album super varié, passant du Hip Hop à la Wu-Tang style à des sons plus électro comme les mecs de Foreign Beggars peuvent en sortir. Pour l'accompagner on  retrouve bien entendu ses potes du Wu-Tang à savoir GZA, Raekwon, Cappadonna et Method Man, mais aussi Jim Jones qui m'avais marqué dans le projet Blakroc avec Mos Def sur Ain't Nothing Like You, ou encore le légendaire Large Professor qui produit bien sûr une partie de l'album.
Pour ce qui est des remix U-God ce paye les services de The Bloody Beetroots et également de Yuksek. Ce qui écoute un peu d'électro doivent comprendre de quoi je parles. Hé oui c'est pas de la merde !
En conclusion, Dopium n'est peut être pas à classer dans les albums classiques mais il en demeure pas moins super efficace. Tout fan du Wu-Tang et surtout de Hip Hop se doit de posséder cet album.

Train Trussle  (Featuring Ghostface And Scotty Wotty)



Stomp Da Roach (Featuring GZA And Scotty Wotty) (Remix By Bloody Beetroots)



Wu-Tang (Featuring Method Man)

23/01/2011

De la chronique...S Mos - Hip Hop And Jazz Mix Up


Pour ceux qui pratiquent la chasse aux vinyles. Il est un plaisir tout particulier. Celui de ramasser une galette d'un artiste inconnue et de se dire, aller je l'achète, on verra bien, il est pas cher, la pochette est stylée... Et une fois arrivé à la maison, on écoute cette fameuse découverte et on jubile. D'une part parce que les pistes sont bonnes mais également parce qu'on vient de découvrir une petite perle et qu'on va en faire profiter les copains voir plus.

Hé bien, cet album en fait partie. S Mos - Hip Hop And Jazz Mix Up n'invente rien. Le jazz mixé avec du rap, ce n'est pas nouveau, il y a déjà eu des projets de ce type, Jazzmatazz, Jazz Liberatorz pour ne citer qu'eux. Mais bien que cet album ne soit pas un renouveau, il exploite cette alliance entre jazz et rap avec brio.
On y retrouve certains des plus grands rappeurs américains tels que Busta Rhymes, Ice Cube, Old Dirty Bastard, Tupac... Mais l'originalité, c'est que tous ces grands rappeurs sont en featuring avec les plus grands jazzmans comme Charles Mingus, Thelonious Monk ou encore Duke Ellington.
Le tout remixé par S Mos, nous donnes un album d'une fraîcheur incroyable. Pour ma part, c'est ce que j'ai ressentit en écoutant cet album. Il m'a immédiatement collé la banane et après tout c'est aussi ce que je recherche à l'écoute d'une musique !!

Pour tous les fans de Hip Hop jazzy, n'hésitais pas une seule seconde et pour les autres, faites vous déjà un avis sur ces quelques sons tirés de l'album.

12/11/2010

De la chronique...Finest Ego - Japanese Beatmaker Compilation


Nouvelle rubrique, de l'album donc, du récent, du vieux, du coup de coeur dans tous les cas...
Nous, on a pas l'envie ni la prétention de chroniquer tout ce qui sort de bien...donc on se concentrera sur ce qu'on estimera être des tueries...

A commencer donc par cette compilation du label Project: Mooncircle, qui a signé entre autres Cyne, Manuvers ou encore Robot Koch (ma claque de la rentrée dont je vais reparler très vite).
Sauf qu'ici, point d'artistes de la maison, mais une sélection fine et délicieuse de beatmaker japonais quasi -inconnus par chez nous...inutile de rappeler l'importance de la scène hip hop au japon, et particulièrement au niveau de la création sonore...inutile de mentionner DJ Krush donc...
Cette compilation présente 12 artistes, 12 tracks super variées, pour donner une petite idée de ce qui se fait loin d'ici...avec quelques perles qui valent grave le détour dont je vous mets un aperçu...
Achat obligatoire donc pour tous les amateurs qui considèrent le beatmaking comme un art entier, de J-Dilla (RIP) à Flying Lotus en passant donc par cette excellente compilation... complètement le genre de skeud sur lequel on tombe par hasard et qui dès la première écoute te fait comprendre qu'aujourd'hui est une journée... juste bien.

Ichiro-Sumiyoshi


Budamonk-Samouraï assassin


Ogiyy-In this moment